Le 13 juin 2026, à deux semaines du tournoi, Wimbledon dévoile sa campagne signature 2026. Le titre : Where Beauty Meets The Battle. La signature créative : VCCP, l'agence britannique qui accompagne le tournoi depuis trois ans. Le film de 60 secondes, réalisé par Sanjay de Silva via Division Global et produit par Girl&Bear, prend un parti rare : raconter le tournoi depuis le regard d'un papillon.
Une idée née d'un geste devenu mythe
L'agence revient à un épisode de Wimbledon 1986. Henri Leconte s'apprête à servir, un papillon se pose à ses pieds. Plutôt que de le chasser, le Français le récupère sur sa raquette et le transporte délicatement vers le public, qui lui offre une ovation. Quarante ans plus tard, VCCP réutilise ce moment minuscule comme matrice du film : ce qui est petit, fragile, et déplacé, peut révéler la grandeur d'un jeu.
Voir « Where Beauty Meets The Battle » de Wimbledon sur YouTube
Une grammaire visuelle sensorielle
Le film alterne plans macro sur les ailes du papillon, plans larges du court central, et services au ralenti. La photographie est volontairement contemplative pour casser le rythme attendu d'une bande-annonce sportive. La bande-son repose sur la respiration, le souffle des balles, et le silence qui précède chaque échange. La voix de l'ancienne joueuse Annabel Croft pose les mots. Le champion en fauteuil Alfie Hewett apparaît à l'écran, pour célébrer les 50 ans du tennis en fauteuil.
Une diffusion qui suit l'ADN du tournoi
La campagne est déployée en TV, en social media et en affichage sur les diffuseurs principaux : BBC, ESPN et Jio Star, qui couvrent ensemble la majorité des marchés du tournoi. Wimbledon assume sa différence dans un paysage saturé de pubs sportives à coups de slogans agressifs. La marque mise sur la lenteur, la douceur et la mémoire – exactement ce qu'on vient chercher quand on regarde Wimbledon.