Le 31 mai 2026, AXA et Publicis Conseil ont lancé en France et dans 11 autres pays (UK, Irlande, Espagne, Italie, Allemagne, Suisse, Belgique, Japon, Hong Kong, Thaïlande, Turquie) le troisième volet de la plateforme de marque « Et si on ne voyait plus le futur comme un risque ? ». Après « Être une femme ne devrait jamais être un risque » et « Être à son compte ne devrait jamais être un risque », l'assureur s'attaque à un nouveau stéréotype : celui qui fait de l'âge, partout dans le monde, une variable de risque par défaut.
Voir le film AXA « Chaque âge est le bon » sur YouTube
Un film qui inverse la grammaire de l'âge
Le film, réalisé par Christopher Riggert (production Divine), suit des personnes de générations différentes poursuivant des objectifs « là où on ne les attend pas traditionnellement » : une senior qui apprend une langue, un jeune qui prend soin d'un aîné, un enfant qui aide ses grands-parents à se réapproprier un outil numérique, des couples intergénérationnels engagés ensemble dans un sport ou un projet associatif. La grammaire visuelle est celle du quotidien sublimé, sans solennité ni misérabilisme. Le pari est de raconter une société où les générations se transmettent, sans hiérarchie implicite entre celles qui produisent et celles qui consomment du soin.
Wouldn't It Be Nice, repensé par Kwes
La direction musicale est l'un des coups les plus fins de la campagne. Wouldn't It Be Nice, classique surfeur des Beach Boys de 1966, est revisité par Kwes, producteur britannique connu pour son travail avec Solange ou Loyle Carner. Le morceau original parlait d'un couple impatient d'avoir l'âge requis pour vivre ensemble : ici, Kwes l'étire, le ralentit, et y glisse une mélancolie heureuse. La pop devient promesse intergénérationnelle. C'est exactement le travail qu'on attend d'une marque mondiale : reprendre un patrimoine culturel partagé et le faire dire quelque chose de neuf, sans le trahir.
« La solidarité intergénérationnelle renforce les individus et la société dans son ensemble. Le progrès a lieu dès lors que les personnes ont les moyens de s'accomplir, quel que soit leur âge. », communiqué AXA, 1er juin 2026.
Une série print qui prolonge le film
Le dispositif s'appuie aussi sur une série d'affichage, photographiée à quatre mains par Gus Powell (auteur new-yorkais aux portraits de rue épurés) et Guillaume Nadaud (photographe français passé par la presse magazine). Le duo signe une iconographie sans pose : des instants de transmission saisis sur le vif, des gestes ordinaires qui disent l'essentiel. La signature de marque « La confiance est une force » apparaît en fil rouge sur l'ensemble. C'est une vraie campagne de print, ce qui devient rare pour un annonceur de cette taille en 2026.
Une plateforme de marque qui s'inscrit dans la durée
Là où beaucoup de marques d'assurance se contentent de campagnes produit, AXA a fait depuis deux ans le choix d'une plateforme sociale durable. Femmes, indépendants, et désormais générations : chaque chapitre choisit un sujet où le contrat d'assurance interroge un fait social, et le retourne en récit positif. Publicis Conseil, deux fois Agency of the Year aux Cannes Lions, et n°1 du Good Report de Act Responsible pour la quatrième année, applique ici sa doctrine : faire d'une grande marque le porte-voix d'un sujet de société sans tomber dans le purpose washing.
Une diffusion à l'échelle mondiale
La campagne court jusqu'au 12 juillet 2026, en TV, SVOD, AVOD, affichage statique et digital, display et réseaux sociaux. Le choix de 12 marchés différents, dont le Japon, Hong Kong et la Thaïlande, signale qu'AXA assume une narration culturellement transversale. Faire passer un même film de Toulouse à Tokyo en gardant le même fond émotionnel, c'est la promesse même de la plateforme. Pour les agences locales en charge des déclinaisons, c'est un terrain d'exercice exigeant : préserver le casting français de l'imaginaire care, tout en l'autorisant à se traduire dans des codes culturels distincts.