Dans le tennis, le débat sur le meilleur joueur de tous les temps n'en finit plus. Novak Djokovic, lui, a depuis longtemps fait pencher la balance en sa faveur. Le Serbe est régulièrement désigné comme le GOAT, acronyme de Greatest of All Time, qui désigne aussi une chèvre en anglais. Équipementier du joueur depuis près de dix ans, Lacoste a décidé de prendre l'expression au pied de la lettre. La campagne se déploie à partir du 22 juin sur Instagram, YouTube et l'affichage londonien, avec un pic de visibilité le 26 juin, à trois jours du lancement de Wimbledon 2026.

Un film signé Max Siedentopf, un studio et beaucoup de chevreaux

La caméra suit Djokovic en pleine séance de yoga, peu à peu rejoint par un troupeau de chèvres bien réelles qui viennent l'encercler, se lover autour de son cou, brouter à ses pieds. Le slogan « The GOAT of every court » vient sceller la blague, avec un logo Lacoste retouché où le crocodile est temporairement remplacé par une petite chèvre verte. Aux commandes, l'artiste et réalisateur Max Siedentopf, connu pour son sens de l'absurde graphique et ses commandes pour Balenciaga, Google ou le New York Times. Un choix qui aligne parfaitement la campagne avec la culture visuelle des réseaux sociaux.

Photogramme d'un second film de la campagne The GOAT of every court réalisée par Max Siedentopf pour Lacoste et Novak Djokovic filmé à Londres et diffusé à partir du 26 juin 2026, plan large frontal du tennisman assis en posture du lotus les paumes en signe de méditation vêtu d'un tee-shirt blanc uni Lacoste et d'un short blanc dans une salle studio aux murs entièrement lambrissés de bois clair vertical, sol en moquette vert court de tennis, quatre chevreaux tachetés noir blanc et brun broutent et déambulent autour de lui l'un tourne le dos au centre l'autre lui frôle les genoux, lumière naturelle rasante venue de la gauche
Deuxième temps du film : Djokovic en posture du lotus dans une pièce entièrement lambrissée, sol vert court de tennis, quatre chevreaux broutent sereinement autour de lui.

La marque au crocodile en mode second degré

Le duo Lacoste-Djokovic n'en est pas à son premier tour de chèvre. À l'été 2025, la marque avait déjà lancé une collection capsule GOAT pour l'US Open, avec un crocodile brodé remplacé par une chèvre verte. Pour Wimbledon 2026, la maison prolonge le gag et l'incarne à l'écran, avec une capsule de onze pièces, polos, tee-shirts, veste de survêtement, pantalons, sweat, casquette, bandeaux et chaussettes. Un polo doré ultra-limité, tiré à 100 exemplaires, sera vendu exclusivement au flagship de Regent Street à Londres, à trois pas des courts. La bascule du crocodile vers la chèvre, temporaire, est plus qu'un habillage : elle raconte l'audace d'une marque premium prête à malmener son actif graphique le plus sacré.

Wimbledon en toile de fond, l'humour comme filet

Le tournage s'est déroulé à Londres, là où Djokovic prépare déjà sa quête d'un 25e titre du Grand Chelem. Le timing n'a rien d'anodin : Lacoste installe un dispositif créatif léger juste avant la quinzaine londonienne, quand l'attention médiatique se braque sur le joueur. En jouant la carte du second degré, la marque parle à la fois aux passionnés de tennis et au grand public, tout en humanisant une icône parfois perçue comme trop froide. Une exécution maline qui prouve qu'une bonne idée publicitaire n'a parfois besoin que d'un calembour bien trouvé, du bon réalisateur et de quelques chèvres.