Du 19 au 28 juin 2026, Pesto Barilla ouvre le Basil Bar au 34, rue Étienne-Marcel, dans le 2ᵉ arrondissement de Paris. Un restaurant éphémère totalement dédié au pesto, conçu à la croisée de la gastronomie, de la mode et de la création. La carte est signée par le chef Simon Auscher (Tannat, Anna). La designer Élise Chalmin signe une collection capsule textile et accessoires aux couleurs basilic. Ateliers céramique, broderie et bijoux complètent la programmation, avec en plus des masterclass animées par de jeunes chefs et influenceurs franco-italiens.
Un chef, vingt façons de cuisiner le pesto
Pour la carte, Barilla s'est tournée vers Simon Auscher, cofondateur des restaurants Tannat et Anna dans le 11ᵉ arrondissement, ancien chef chez Jean-François Piège, et amateur déclaré de pesto. Vingt déclinaisons du pesto Barilla, de l'entrée au dessert, mêlent classiques revisités et associations inattendues. Toast brioché, ricotta fouettée, anchois et pesto basilic-citron en entrée. Linguine, courgette jaune et fleur farcie à la ricotta en plat. Des recettes pensées pour fonctionner à la fois à la table d'un chef et à la maison, avec leurs équivalents domestiques détaillés sur les fiches qu'on emporte. Les visiteurs peuvent aussi mettre la main à la pâte lors d'ateliers culinaires en compagnie de Mathis Molinié ou des sœurs Charlène et Francesca.
Une collection capsule textile signée Élise Chalmin
Pour s'installer dans le Sentier en pleine semaine de la Fashion Week, Barilla a évidemment prévu un vestiaire. La designer Élise Chalmin, connue pour ses pièces arty aux influences pop-rock et seventies, signe une collection capsule en vert basilic Barilla : t-shirts, chemises, casquette, foulard, cabas, tablier, assiette en céramique, carnet. La pièce phare est le t-shirt blanc cassé brodé d'une illustration de chef italien tenant une assiette de pâtes. Les articles sont vendus en exclusivité au Basil Bar, dans une logique de vrai vêtement à mettre tous les jours, pas de simple goodies de marque. Une posture éditoriale assumée.
L'artisanat plutôt que l'influence
Le choix d'invités est révélateur. Plutôt que d'inviter exclusivement les créateurs de contenu food du moment, Barilla a programmé une vraie scène d'artisanat dans son pop-up : ateliers de céramique, de broderie, de bijoux, animés par des artisans français. C'est cohérent avec un retour de fond, en 2026, vers les marques qui valorisent le geste, la main, la patience, plutôt que le rendement et la vitesse. Pour une marque industrielle comme Barilla, c'est aussi une manière de se rapprocher d'un imaginaire d'atelier italien sans en parler frontalement. On vient pour le pesto, on repart avec une assiette en céramique faite à la main.
71 millions de pots et un terrain culturel
Le contexte économique est intéressant. En France, le pesto est en forte progression dans les cuisines (plus de 71 millions de pots vendus en 2025), porté par une cuisine du quotidien plus rapide et plus généreuse. Barilla, marque italienne historique, est mécaniquement bien placée. Mais l'enseigne ne se contente pas de faire la promotion d'un produit en rayon : elle investit un territoire culturel, mélangeant table, mode et savoir-faire. Le pop-up est une signature beaucoup plus large que ce que la marque pousserait avec un spot publicitaire classique, et c'est sans doute pour ça qu'elle l'a choisi.