Le 8 avril 2026, l'Olympique de Marseille a officiellement dévoilé son nouveau logo. Une refonte présentée comme une synthèse, pas une rupture, pensée pour ouvrir un nouveau chapitre sans renier l'ADN du club.
Une synthèse de quatre époques
Le nouvel écusson agrège des éléments visuels issus de quatre périodes du club : le cerclage blanc du logo de 1973, la structure du « M » du logo de 1899, les courbes de 1986, et le double cerclage de 1993. Le tout dans une géométrie épurée et plus contemporaine.
Le « Marseille Blue »
La couleur centrale, baptisée Marseille Blue, est une création originale issue de la synthèse des bleus historiques du club et des bleus iconiques de la ville : celui des plaques de rue, des calanques, et du ciel sous le mistral.
« Une identité qui doit pouvoir s'adapter au sport, à la culture, au digital, sans jamais perdre son ancrage marseillais. »
Une identité conçue pour s'adapter
Le logo se décline en deux usages principaux. En version sport, il conserve son étoile et la devise « Droit au But ». En version institutionnelle, culturelle ou digitale, il peut évoluer dans différentes variations de couleur, pensé comme un système souple plutôt qu'une marque figée.
Une refonte qui ne fait pas l'unanimité
Côté supporters, l'accueil est tout sauf consensuel. Depuis l'officialisation, les critiques se multiplient sur les réseaux sociaux, plusieurs pétitions ont été lancées pour faire reculer la direction, et lors du match face au FC Lorient, une banderole « NON AU NOUVEAU LOGO ! » a été déployée dans le parcage marseillais. Le reproche le plus fréquent : un blason jugé trop éloigné de l'histoire du club, et une forme arrondie qui rappelle à certains des codes de logos automobiles (Volkswagen s'est même amusée de la ressemblance dans une publication relayée par la presse sportive).
La polémique a pris une dimension politique avec la sortie du maire de Marseille, Benoît Payan, qui n'a pas mâché ses mots :
« J'en ai vu des logos, mais des logos aussi laids, jamais. C'est une erreur, il faut la réparer. »
Difficile de dire si la grogne pèsera sur la stratégie du club. Une chose est sûre : aucune refonte d'identité visuelle n'est jamais reçue à l'unanimité, surtout quand elle touche un symbole aussi chargé qu'un blason de football centenaire.